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Quelle est la solution?

04 Août, 2026   |   Auteur: Vicki Gunn   |   Le volume: 33    Le numéro: 30  
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Vicki GunnQuand j’étais enfant, mon père prenait 4 à 6 semaines de congés chaque été et notre famille voyageait à travers le Canada et les États-Unis.

Tout au long de ces voyages, nos parents nous donnaient des conseils sur la protection de l’environnement. Leurs voix désapprobatrices résonnent encore dans ma tête : ils nous montraient les magnifiques paysages de notre pays, mais à chaque endroit, nous voyions des déchets laissés par ce que nous appelions « les appareils photo des pollueurs. » Il s’agissait d’appareils Polaroid dont on éjectait une pellicule qui nécessitait quelques minutes de développement. Une fois le temps écoulé, on arrachait le dos de la pellicule pour révéler une belle photo. Puis, on jetait les déchets par terre et on passait au site suivant où l’on laissait ses ordures partout.

Bien sûr, ce n’est qu’un exemple des dégâts environnementaux que nous causons sans y penser lorsque nous gérons nos déchets. L’une de nos principales sources d’impact environnemental est l’élimination des emballages alimentaires et de boissons à usage unique. Les scientifiques estiment que 8 millions de tonnes de plastique ont fini dans l’océan rien qu’en 2010. Cela représente une quantité considérable de déchets non biodégradables.

Le Canada possède 20 % des réserves mondiales d’eau douce et environ 7 % des ressources mondiales renouvelables en eau douce. Protéger ce trésor naturel est une responsabilité qui nous incombe à tous. Tout organisme vivant a besoin d’eau pour survivre – de préférence d’eau propre.

Prenons un instant pour nous pencher sur la qualité de l’air ; c’est le moment idéal. Selon AI Overview : « Durant la saison des feux de forêt, la principale source de pollution atmosphérique et d’émissions de gaz à effet de serre au Canada est constituée par les feux de forêt, qui surpassent de loin tous les secteurs industriels, des transports et pétroliers et gaziers réunis. »

Pourquoi est-ce que j’évoque ces incroyables préoccupations environnementales?

Il est urgent d’agir contre la pollution des sols, de l’air et de l’eau. La survie de notre planète dépend de productions agricoles gravement affectées par notre environnement. Alors que notre gouvernement se concentre sur des « crédits carbone » inefficaces pour tenter de contrôler le climat, notre pays doit agir concrètement dans les domaines où nous pouvons réellement avoir un impact.

La semaine dernière, on a appris que notre Premier Ministre avait réduit de moitié les effectifs du Centre des opérations qui, entre autres, gère les feux de forêt. Le gouvernement libéral prévoit également des réductions d’effectifs à Ressources naturelles Canada, qui soutient la cartographie des feux de forêt par satellite. Ces compressions budgétaires sont-elles le meilleur choix compte tenu de nos finances publiques ou reflètent-elles les priorités établies par notre gouvernement actuel?

Il y a quelques semaines, Rod Taylor a évoqué le plan de sauvetage de 3,2 milliards de dollars du gouvernement fédéral pour les entreprises de Vancouver. Est-ce là une gestion responsable de l’argent des contribuables ? Santé Canada estime que la pollution atmosphérique est responsable de 15 300 décès prématurés par année au Canada. De plus, selon Santé Canada, « la morbidité nationale, ou les conséquences non mortelles sur la santé, comprend 2,7 millions de jours de symptômes d’asthme et 35 millions de jours de symptômes respiratoires aigus par année, pour un coût économique total de 120 milliards de dollars canadiens (2016) attribuable à tous les impacts sur la santé attribuables à la pollution atmosphérique. »

Nous finançons des entreprises pour les aider à rester rentables, sans pour autant protéger les Canadiens de la pollution atmosphérique, pourtant gérable. Au lieu d’utiliser l’argent des contribuables pour lutter contre la pollution des sols, de l’air et de l’eau, notre gouvernement perçoit 33,3 milliards de dollars en taxes sur le carbone en 2022, afin de réduire l’utilisation des combustibles fossiles. Il oublie que le dioxyde de carbone est essentiel à la croissance des plantes et à notre capacité à nourrir la planète.

Il est temps de cesser de suivre la ligne officielle d’un parti qui n’a fait rien d’autre qu’appauvrir le Canada. Une organisation multinationale comme les Nations Unies ne devrait en aucun cas dicter les lois du Canada. Nous sommes une nation souveraine et nos dirigeants ne devraient pas abdiquer leurs responsabilités en laissant d’autres pays fixer l’ordre du jour. Nous ne devrions pas être entravés par les contraintes du « changement climatique. » Le climat a changé depuis la nuit des temps. Le Groenland était autrefois une terre d’agriculture. Il n’y en a plus aujourd’hui. Il y en aura probablement une à l’avenir. Nous n’y pouvons rien ! Dieu Tout-Puissant contrôle le climat. Nous devons nous concentrer sur ce que nous pouvons contrôler : les déchets que nous produisons, les produits chimiques que nous déversons dans nos eaux, la pollution industrielle que nous rejetons dans l’air.

Smokey l’Ours a tort d’affirmer que « seul vous pouvez prévenir les feux de forêt. ». Nombre d’incendies dans nos zones forestières sont dus à la foudre ; nous devons disposer des ressources nécessaires pour les combattre également. Nous pouvons réduire notre impact en adoptant des gestes simples, comme ne pas jeter nos mégots par la fenêtre de la voiture et faire preuve de prudence face aux feux dans les zones à haut risque d’incendie. Mais dans un pays dont 40 % du territoire est couvert de forêts, nous devons être proactifs et investir massivement dans la gestion des feux de forêt, les connaissances en la matière et les équipements adéquats.

Et que dire des bouteilles d’eau à usage unique ? Nous devons empêcher qu’elles ne finissent dans les océans. Nos océans sont un élément essentiel de notre environnement et nous devons les respecter et en prendre soin ; ils abritent la faune marine de notre planète et jouent un rôle crucial dans la préservation de tout notre environnement.

Le PHC du Canada réclame depuis longtemps des mesures de protection de l’environnement qui préserveront nos terres, nos eaux et notre air, car c’est ce dont notre pays a besoin. C’est ce dont notre planète a besoin!

Nous n’avons pas besoin d’être taxés sur nos émissions de carbone, mais de protections efficaces contre les particules polluantes d’origine industrielle présentes dans l’air. Nous devons encourager une utilisation et une élimination responsables des plastiques, tant de la part des industries qui les produisent que des consommateurs qui les achètent et les jettent.

Des plus petites bactéries aux plus grandes baleines, des plus petites plantes aux plus grands arbres, tout a besoin d’eau pour survivre et grandir.

Il est temps de cesser de tenter d’usurper le rôle de Dieu dans la gestion de notre environnement et d’assumer plutôt les responsabilités d’intendance qui nous ont été confiées.

Il est temps de sortir des sentiers battus.

Il est temps de penser PHC ! Adhérez dès aujourd’hui!

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