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Commentary

Les deux ne peuvent pas être vrais!

11 Août, 2026   |   Auteur: Rod Taylor   |   Le volume: 33    Le numéro: 31  
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Rod TaylorCertaines choses dans la vie s’excluent mutuellement. La logique nous dit qu’une même affirmation ne peut être à la fois exclusive et inclusive. Or, c’est peut-être là l’une des contradictions que notre Premier Ministre actuel veut nous faire croire.

Récemment, M. Carney a été critiqué pour des déclarations contradictoires concernant le partage des recettes de péage du pont international Gordie-Howe, récemment achevé et reliant Windsor (Ontario) à Detroit (Michigan). Les contribuables canadiens ont financé la totalité des 6,4 milliards de dollars nécessaires à la construction du pont. Aux termes de l’Accord initial de 2012 sur le passage Canada-Michigan, cette dette envers les contribuables canadiens devait être remboursée avant tout partage des recettes de péage avec les États-Unis. Or, en vertu du nouvel accord annoncé récemment, le Canada commencera à partager les recettes immédiatement, ce qui allonge considérablement le délai de remboursement de la dette envers les contribuables canadiens.

Le Premier Ministre a fait deux déclarations qui semblent contradictoires. Le 16 juillet, il a affirmé : « Le partage des recettes de péage n’aura lieu que lorsque la totalité de la dette, absolument la totalité, sera remboursée. » Or, l’« accord de principe proposé, » récemment signé et que M. Carney qualifie d’« excellent accord pour le Canada, » prévoit que, pendant les 15 premières années, le Canada partagera la moitié des recettes nettes du pont avec un fonds de développement économique « créé et contrôlé exclusivement » par le gouvernement américain. Cet accord récent – ​​sans lequel le pont n’aurait peut-être pas ouvert à cette date – ne mentionne aucun remboursement des contribuables canadiens avant le début du partage des recettes.

M. Carney a tenté de minimiser cette divergence par des excuses peu convaincantes. Il a simplement déclaré : « J’aurais pu être plus clair. » Cela ne constitue ni un aveu d’erreur ni un aveu de propos trompeurs. Cela indique en substance qu’une fois les choses clarifiées, les deux affirmations peuvent être objectivement vraies. Or, cette affirmation est objectivement fausse.

Le pont international Gordie Howe est désormais ouvert et la circulation est fluide. Les grands médias, qui, pour une fois, semblaient s’intéresser de près à la contradiction concernant les tarifs de péage, sont apparemment revenus à une attitude d’acceptation tacite et préfèrent laisser les questions sans réponse aux journalistes de demain.

Existe-t-il d’autres exemples de contradictions flagrantes émanant du Cabinet du Premier Ministre ? Que dire de ses déclarations du 3 mai concernant la liberté de la presse ? Sur sa page Web, il a affirmé : « Une presse forte, indépendante et libre définit et défend nos valeurs. » Il a ajouté : « Mon nouveau gouvernement protégera et financera davantage l’information locale… » Comment des médias financés par le gouvernement peuvent-ils se prétendre « libres et indépendants? » Lorsque des médias – comme Radio-Canada et d’autres – dépendent des subventions gouvernementales (financées par les contribuables), ils ne sont ni libres ni indépendants. Ils sont redevables envers celui qui les finance (non pas le contribuable malgré lui, mais le gouvernement qui distribue les fonds).

Un autre domaine problématique concerne le secteur de l’énergie. Le Premier Ministre a déclaré vouloir faire du Canada « l’un des plus importants fournisseurs de GNL [gaz naturel liquéfié] au monde. » Or, en tant que mondialiste et fervent défenseur de la neutralité carbone et de la lutte contre le carbone, il impose simultanément des coûts supplémentaires au secteur pétrolier et gazier au nom de la « protection de la planète. » Ses ouvertures médiatiques à l’Alberta concernant d’éventuels futurs pipelines dissimulent des mesures à peine voilées… comme une hausse massive de la taxe carbone industrielle et un projet absurde de « captage du carbone » de 16 milliards de dollars, deux mesures qui pourraient rendre la production de pétrole et de gaz ainsi que les pipelines non rentables aux prix actuels.

Il y a plus, beaucoup plus. Pour d’autres exemples des volte-face de M. Carney, vous trouverez plus de détails ici. Le fait est que des arguments soigneusement préparés et une élocution fluide et imperturbable ne garantissent en rien l’honnêteté du contenu des conférences de presse ou des annonces gouvernementales. Les détails cachés ou déformés des politiques gouvernementales devraient préoccuper tous les Canadiens soucieux de la prospérité économique, des valeurs morales et de la culture de notre société. Le Parti de l’Héritage Chrétien propose des politiques honnêtes et directes que nous ne « clarifierons » ni ne « justifierons » jamais par un double langage politique. Bien entendu, nous encourageons nos lecteurs à examiner et à comparer nos déclarations avec celles des autres partis. Les politiciens qui disent la vérité devraient accueillir favorablement l’examen critique et les questions honnêtes et être prêts à défendre leurs politiques avec des faits, et non avec des discours trompeurs et confus. Les électeurs et les contribuables canadiens méritent au moins cela.

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