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Radio-Canada, Éthique et l’Université Redeemer

mar. août 11, 2020 | Auteure: Peter Vogel   |   Le volume: 27    Le numéro: 32

Radio-Canada a fait de bons reportages d’enquête. Ils ont publié l’histoire du scandale UNIS, par exemple. Ils couvrent de nombreuses questions d’importance nationale. Parfois, ils approfondissent de grandes questions, comme les dépenses et le comportement du gouverneur général. Mais parfois, ils sont un embarras national.

Un exemple récent et flagrant de gêne nationale s’est produit lorsqu’il a été découvert qu’une de leurs panélistes était en fait payée par le gouvernement fédéral, ce qui la mettait en conflit d’intérêts - surtout parce que cette information n’avait pas été divulguée aux téléspectateurs. C’est une violation des normes journalistiques. Comment est-ce arrivé? Radio-Canada a-t-elle oublié son devoir de demander aux panélistes potentiels s’ils avaient un intérêt financier dans le sujet de discussion, ou la panéliste a-t-elle menti, ou Radio-Canada a-t-elle simplement espéré que personne ne le remarquerait?

Radio-Canada n’a aucune prétention légitime à la hauteur morale, mais elle agit comme si elle le faisait.

Si vous lisez cet article de Radio-Canada, paru il y a quelques semaines sur un vidéographe chrétien qui a refusé de faire des affaires avec un couple homosexuel, vous verrez que Radio-Canada prend parti contre les propriétaires d’entreprises chrétiens, et en fait quiconque n’est pas d’accord avec le «mariage» homosexuel.

Un autre exemple de couverture médiatique embarrassante à Radio-Canada est un récent travail de diffamation de l’Université Redeemer; sans raison apparente, un journaliste de Radio-Canada a pris l’initiative d’écrire un article d’opinion sur cette institution chrétienne privée ayant des normes avec lesquelles il n’est pas d’accord. Bobby Hristova a interviewé quelques anciens étudiants qui n’aimaient pas les politiques de Redeemer - même s’ils y avaient volontairement adhéré à un moment donné avant de devenir étudiants. Remarque: l’article ne faisait même pas de lien, ni ne citait le document d’admission réel de Redeemer (PDF). C’est du journalisme plutôt bâclé.

Vous pouvez facilement voir un thème (ou plutôt un agenda) émerger si vous lisez ces deux articles de Radio-Canada. Ils montrent tous deux du mépris pour les normes chrétiennes et ceux qui cherchent à les faire respecter. Plutôt que d’accepter que les gens ont le droit de croire et de s’associer avec ceux qui croient de la même manière, le sens général des articles est «Évoluez avec le temps».

Faire un exposé sur une institution peut être un bon journalisme, surtout s’il y a des preuves de mauvaise gestion financière ou de manquements aux normes professionnelles. Mais il est préférable de comprendre que «critiquer les autres, c’est s’exposer à la critique». Souvenez-vous que Radio-Canada a été «arrêtée» pour avoir enfreint elle-même les normes professionnelles du journalisme en ne divulguant pas les intérêts de sa panéliste à son auditoire. Mais le récit que Radio-Canada fait valoir à propos de Redeemer est différent en ce que la norme n’a pas été modifiée ou enfreinte, mais le journaliste de Radio-Canada (et quelques anciens étudiants) n’aiment pas la norme et pensent qu’elle devrait être modifiée.

OK, mais est-ce un si gros problème? Les journalistes ne devraient-ils pas rechercher des règles et des normes dans des organisations qui ne sont pas ce qu’elles devraient être? Accordé. Cette ligne d’enquête n’est pas erronée, mais il est important de définir la norme selon laquelle les organisations seront mesurées.

Un article récent sur ces incidents par ARPA Canada donne cette idée: «Le fait de présenter cela comme un reportage aide Radio-Canada à faire avancer son programme tout en dissimulant le fait qu’elle en a un. »

Radio-Canada a des normes et un programme. Leurs normes ne sont pas respectées par de nombreux Canadiens et diverses institutions, en particulier les chrétiens. Mais si tout le monde essayait de vivre selon les normes de Radio-Canada, ils devraient changer tous les quelques années. S’ils choisissent plutôt les normes bibliques, leurs principes directeurs ne changeront pas.

L’idée de normes immuables à une époque changeante est étrangère à beaucoup dans notre culture. Pour les chrétiens, c’est un grand réconfort et une source de force, malgré les critiques des sceptiques. Radio-Canada devrait au moins reconnaître que les normes de Redeemer sont fondées sur des principes anciens auxquels de nombreux Canadiens adhèrent et qu’elles ont constitué une partie importante de l’histoire du Canada. Depuis quelques années, beaucoup les regardent avec scepticisme. Remontez quelques décennies en arrière et ils étaient l’idéal au Canada, même si cet idéal n’a pas toujours été pratiqué.

Susan Ursel, une avocate, a été interviewée dans l’article sur Redeemer; elle a posé ces questions que les tribunaux devront trancher: «La religion peut-elle faire tout ce qu’elle veut? Ou dans une société décente, multiculturelle et diversifiée, y a-t-il même des limites à ce que la religion peut faire? »

Oui, il y a des limites. Mais non, il n’appartient pas à Radio-Canada de fixer ou d’appliquer ces limites, et encore moins d’essayer de dire aux organisations religieuses quelles devraient être leurs normes en premier lieu. Les avocats peuvent poser ces questions, et ils peuvent avoir un rôle à jouer dans la décision d’un résultat, mais ils feraient bien de se rappeler que l’héritage canadien de la liberté pour tous nous est parvenu via les principes chrétiens. L’idée qu’il y a des lois plus élevées que même le roi (ou n’importe quel dirigeant) est un héritage que nous avons au Canada via la Magna Carta (et la jurisprudence fondée sur la Bible), et ce sont des principes qui continuent de bien nous servir.

Radio-Canada devrait éclairer les Canadiens sur notre histoire plutôt que d’essayer de façonner l’avenir du Canada en fonction de leurs propres préjugés et philosophie.

Le gouvernement canadien devrait entamer un processus de privatisation en grande partie de Radio-Canada (c’est la politique du PHC). Cela commencerait à uniformiser les règles du jeu pour tous les autres médias canadiens qui ont du mal à joindre les deux bouts dans l’économie d’aujourd’hui. Cela réduirait probablement également le nombre d’articles de diffamation à caractère idéologique qui embarrassent le Canada.

Allez sur CHP.ca et «impliquez-vous» pour montrer votre soutien au PHC. Oui, nous avons une philosophie directrice, mais non, nous n’essayons pas de la cacher ou de la déguiser.



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