PHC

Communiqués

Nous interrompons ce programme. . .

March 24, 2020 | Auteure: Rod Taylor   |   Le volume: 27    Le numéro: 12   |   Share: Gab | Facebook | Twitter   

COVID-19 a attiré notre attention comme rien d’autre ces dernières années. Les matchs de hockey sont annulés, les vols étrangers réduits à un filet. Les enfants font du vélo ou regardent des vidéos de façon excessive au lieu de se rassembler dans les salles de classe. Certaines entreprises mènent leurs activités en ligne, ont fermé ou réduit l’accès public. Même de nombreuses églises sont temporairement fermées. Certaines diffusent leurs services au lieu de se rassembler dans leurs sanctuaires.

La Chambre des communes a suspendu sa session pour le moment; une loi qui était sur la balance est toujours en suspens. Dans au moins deux cas, la pause dans les débats à la Chambre est la bienvenue. Le projet de loi C-7 (élargissant les critères du suicide assisté) et le projet de loi C-8 (interdisant - en termes vagues - tout type de «thérapie de conversion») sont deux terribles projets de loi; le fait qu’ils soient en pause est un répit bienvenu de l’agenda social incessant des libéraux. Plus sur cela plus tard.

Nous avons tous une douloureuse leçon de changement soudain. En fait, le changement d’attitudes et de comportement au cours des trois dernières semaines est tout simplement stupéfiant. Au fur et à mesure que les gens sont parvenus à maîtriser les efforts visant à limiter la propagation du virus, ils sont devenus prêts à renoncer au luxe, aux activités, aux projets et aux objectifs personnels. Nous espérons tous que certains de ces ajustements seront temporaires. Nous nous attendons à ce que la « NHL » ait une autre saison, que les étagères des épiceries soient à nouveau pleines, que les croisières et le tourisme reprennent à un moment encore indéfini. Bien sûr, nous attendons avec impatience que les services religieux et les rassemblements sociaux redeviennent la norme.

Mais personne ne sait quand. Personne ne sait quelles restrictions sur les voyages et les rencontres sociales peuvent persister ou pour combien de temps. La poignée de main et le câlin reviendront-ils en tant que signes universels de salutation et de bonne volonté ou les coups de coude deviendront-ils un élément permanent? Lorsque les employés de bureau s’habitueront au travail à domicile, les entreprises du futur retourneront-elles un jour dans les salles de conférence?

Peut-être que tout ceci passera plus tôt que prévu et que la société reprendra ses activités comme d’habitude dans les prochaines semaines. À ce stade, cela semble peu probable, mais les tempêtes peuvent éclater ou se terminer très rapidement. Quel que soit le temps qu’il faudra pour que cette tempête passe, COVID-19 aura laissé des traces indélébiles dans son sillage.

D’une part, les mesures extraordinaires nécessaires pour limiter la propagation (ou «aplatir la courbe») ont déjà imposé de lourdes sanctions financières aux familles et aux ressources nationales. Aux États-Unis, les politiciens parlent de billions de dollars de pertes et d’indemnisation. Au Canada, notre premier ministre s’est engagé à accorder un allégement financier d’un montant de 82 milliards de dollars, dont 27 milliards de dollars en aide directe et le reste en reports d’impôts temporaires. Voici une explication de la façon dont ce montant aurait pu être considérablement réduit dans le cadre du programme CSRP du PHC.

Nous appuyons le concept d’aider les familles canadiennes et les entreprises canadiennes à traverser la tempête, bien que les détails de ce programme d’aide, tant sa taille que sa mise en œuvre, puissent s’avérer troublants. Les dimensions de cette crise appellent des niveaux inhabituels d’action gouvernementale. À quel point nous aurions été mieux préparés si nous étions entrés dans cette période de crise sans une dette fédérale existante de 700 milliards de dollars! Si ce gouvernement et les précédents avaient remboursé la dette pendant les années de croissance économique, plutôt que d’acheter des votes avec de l’argent emprunté, le Canada aurait pu assumer ces dépenses d’urgence avec beaucoup moins de soucis quant à l’impact économique pour les générations futures.

L’an dernier, le Canada dépensait environ 70 millions de dollars chaque jour pour le seul paiement des intérêts de nos déficits accumulés. Et c’est à nos taux d’intérêt historiquement bas. La crise du COVID-19 n’a pas été le premier choc économique pour le Canada en 2020. Elle a été précédée et chevauchée par les blocus ferroviaires de janvier et février qui ont causé des pertes économiques considérables et une rupture d’approvisionnement. La réticence de notre Premier Ministre à aborder cette question en temps opportun et de manière significative a ouvert la voie à une économie très fragile lorsque le virus a exigé une réponse ferme.

Le PHC du Canada réclame depuis longtemps des budgets équilibrés obligatoires qui ne seraient assouplis qu’en cas d’urgence nationale. Le PHC propose le CSRP (Compte de Sécurité du Revenu Personnel) qui donnerait aux Canadiens plus de contrôle sur leurs pensions et leurs ressources d’urgence. L’impôt équitable du PHC garderait automatiquement plus d’argent dans les poches et les comptes d’épargne des Canadiens, car il serait basé sur les dépenses et non sur le revenu. Mais ce sont des programmes pour l’avenir; nous devons aujourd’hui faire face à la situation présente.

Du bon côté, comme mentionné ci-dessus, les plans des libéraux de tuer plus de Canadiens sous l’Assistance Médicale à Mourir et de restreindre la possibilité pour les malheureuses victimes de la «transition» de demander des conseils professionnels sensibles sont tous deux suspendus. Le moment est venu pour les citoyens de s’informer sur ces enjeux et de porter leurs préoccupations à l’attention de leurs députés. Ce serait aussi le moment idéal pour se rallier au projet de loi d’initiative parlementaire de Cathay Wagantall, C-233, la loi sur l’avortement sélectif par sexe et l’aider à obtenir le soutien du plus grand nombre de députés possible. La grande majorité des Canadiens s’opposent au meurtre de filles à naitre juste parce qu’elles sont des filles.

Les restrictions sur les activités normales et les directives disant aux gens de rester chez eux autant que possible ont donné plus de temps pour lire, réfléchir et engager l’opinion publique numériquement. Faisons bon usage du temps qui nous est accordé pour apporter des solutions sensées aux Canadiens.



Download PDF Version

Share to Gab

Other Commentary by Rod Taylor: