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New York émule la saison d’ouverture du Canada sur les enfants à naître

mar. mars 12, 2019 | Auteure: Rod Taylor   |   Le volume: 26    Le numéro: 10

Le 22 janvier, les législateurs de l'État de New York ont ​​adopté une loi autorisant l'avortement pendant toute la durée de la grossesse, jusqu'au moment de la naissance. Cette présentation choquante du politiquement correct a dérangé de nombreux américains ordinaires et de bon sens, et l'attention qu'elle a suscitée aux États-Unis a également généré d'autres commentaires au Canada.

Cependant, l’élément le plus choquant de cette expansion de l’accès à l’avortement à New York est qu’elle rend la loi sur l’avortement de l’Empire étatsunien presque aussi mauvaise que celle du Canada. Alors que la loi de New York ne supprime toutes les restrictions que jusqu'à 24 semaines de gestation, elle laisse suffisamment de lacunes, telles que le « jugement » du médecin et la « santé (non définie) de la mère », qu'il n'y a en réalité aucune restriction à l'avortement jusquà la fin de la grossesse.

Entre-temps, le Canada n’a AUCUNE loi en matière d’avortement. Aucune loi ne protège l’enfant contre le fait qu’il soit blessé ou tué par une attaque violente et criminelle contre sa mère. Aucune loi ne protège l'enfant de son assassinat, car il s'agit d'une femme plutôt que d'un homme. Aucune loi ne protège le droit d’une femme enceinte de choisir de mener son enfant à terme sans subir de harcèlement verbal de la part du père de l’enfant ni d’autres formes de contrainte. Aucune loi ne protège les contribuables pro-vie d'avoir à financer les avortements qu'ils désapprouvent totalement. Aucune loi ne protège les médecins et les infirmières de la nécessité de participer à de sinistres affaires d'avortement sous peine de perdre leur emploi.

En bref, nous n’avons AUCUNE loi limitant l’avortement. Même New York, bien que suivant fondamentalement l'echec moral du Canada à protéger les enfants à naître, a au moins conservé l’ombre d’une loi, aussi dysfonctionnelle qu’elle puisse être.

L'effondrement de la moralité et la mort de la conscience vont encore plus loin lorsqu'on considère le traitement des bébés nés vivants à la suite d'un avortement. Encore une fois, le Canada montre la voie de la perdition, sinon en droit, du moins en pratique. Les dernières statistiques de Statistique Canada découvertes par la blogueuse Patricia Maloney à Ottawa, indiquent qu'entre 2013 et 2018, 766 enfants étaient nés vivants après un avortement, et la plupart d'entre eux ont été tués sans intervention médicale; certains ont peut-être été délibérément assassinés. Ce nombre serait encore plus grand si on y ajoutait les statistiques du Québec. Cela s'ajoute aux 491 enfants « nés vivants et laissés pour morts » entre 2000 et 2012, que Mme Maloney a également découverts dans les rapports de Statistique Canada et de l'ICIS (Institut canadien d'information sur la santé). Elle a rapporté cette information en 2012 et des efforts ont été déployés pour inciter la GRC à ouvrir une enquête criminelle, car même selon la loi canadienne, chaque enfant « né » mérite des soins médicaux. Toutefois, à l'époque, sous la conduite du Premier ministre Harper, la GRC avait ignoré le non-respect des lois canadiennes, qui avait entraîné la mort de 491 personnes. On ne s'attend pas à ce que la GRC d’aujourd’hui, dirigée par un gouvernement libéral, agisse de manière différente.

En février, le Sénat américain, votant selon des considérations partisanes, n'a pas réussi à adopter la loi sur la protection des survivants nés-vivants. En Virginie, la législature de l'État a presque adopté le contraire: un projet de loi autorisant le meurtre délibéré d'un nouveau-né, dans l'attente d'une décision de la mère et de son médecin. Ces actions et ces manquements à l’action mettent fortement en exergue la détérioration du tissu moral de la société nord-américaine. Que le Congrès américain ou le Parlement canadien soit ou non capable d’adopter des lois protégeant la vie humaine, la dynamique sociale qui permet à des politiciens moralement en faillite d’être élus, ceux qui ne manifestent ni la volonté ni le courage de défendre la vie, doit être préoccupant pour chaque citoyen conscient.

Nous vous encourageons tous à vous engager dans la transformation de la société, que ce soit par une action politique ou par une persuasion d'amis et de voisins. Cet automne, nos candidats au PHC offriront aux canadiens un choix pour la vie ! Famille! et liberté! Nous et nos membres devons également transmettre ce message à tous ceux qui veulent bien l’écouter. Nous ne devons pas permettre au politiquement correct de gagner le débat public contre une culture qui reconnaît la valeur de chaque vie humaine. Priez et travaillez! Le type de société que nos enfants hériteront dépend en partie de notre volonté de nous faire entendre.

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