PHC

Communiqués

L’élection et les conséquences

October 22, 2019 | Auteure: Peter Vogel   |   Le volume: 26    Le numéro: 42   |   Share: Gab | Facebook | Twitter   

Les électeurs ont accompli leur devoir. Justin Trudeau reviendra au Parlement en tant que Premier ministre, bien qu’avec un gouvernement minoritaire. Mais pourquoi ?

De nombreux électeurs lors de cette élection ont eu le sentiment qu’il n’y avait pas d’enjeu majeur pour les motiver, pas de véritable leader pour les inspirer, pas d’idées nouvelles dignes d’un vrai débat. Bien sûr, il y avait des questions qui auraient dû mieux motiver plus de gens (le massacre continu de bébés avant la naissance, par exemple) et il existe des partis plus petits qui ont des dirigeants inspirants et de nouvelles idées. Le PHC par exemple. Mais à toutes fins pratiques, ces partis, ces dirigeants et ces idées ont été mis à l’écart par les médias nationaux.

Les Canadiens doivent exiger que les plates-formes des petits partis reçoivent plus d’attention lors des futures campagnes, en particulier de la part de la CBC qui a pour vocation d’informer les Canadiens de ce que font leurs concitoyens. Bien sûr, une mention positive a été faite du PHC, mais c’était tard dans la campagne et cela impliquait d’autres petits partis.

Mais, mis à part le manque d’intérêt et d’enjeux, cette campagne a été passionnante en ce qui concerne les sondages et la proximité des partis en lice, ainsi que les conséquences de divers scénarios. Ceux-ci restent à voir…

Au moment où j’écris ces lignes, les conservateurs sont en tête en termes de pourcentage du vote populaire, mais sont loin derrière en nombre de sièges (mais restent en hausse par rapport à leur total de 2015).

Les libéraux n’auraient pas pu faire mieux au Canada atlantique qu’en 2015. Ils n’ont pas pu obtenir à nouveau 100 %. Mais ils ont toujours une forte majorité dans cette région. Quel genre de tragédie faudrait-il pour que certains Canadiens renoncent à ce parti en proie au scandale ?

Il y a également une tendance plus inquiétante; celle de l’aliénation et de la séparation régionales. Les séparatistes du Bloc québécois renaissent, passant de leurs 10 sièges précédents à plus de 30 ! Bien que l’Alberta et la Saskatchewan n’aient pas de parti séparatiste, ces deux provinces pourraient être les plus mécontentes d’une possible coalition libérale-néo-démocrate, qu’elle soit officielle ou non. Leur réaction sera capitale.

Les prochaines années de législature pourraient être difficiles pour l’unité des canadiens, surtout si les divergences régionales se creusent, un scénario pour lequel les libéraux semblent indifférents et dont ils ont parfois été la cause.

Avec la perspective d’un parlement minoritaire, nous devons également être prêts pour des élections dans moins de quatre ans. Cela pourrait être une occasion pour les Canadiens de voir les plus grands partis dans leur réalité, assoiffés de pouvoir à tout prix, et de s’intéresser aux solutions alternatives. En attendant, nous devons continuer à renforcer le PHC en vue des prochaines élections.

Comme nous l’avons entendu et vu par le passé, de nombreux Canadiens ne connaissaient pas le PHC avant les élections et étaient heureux de constater qu’il existait et qu’il existe un parti ayant une plate-forme qui leur convient ! Mais certains ont ensuite constaté qu’ils n’avaient pas de candidat du PHC dans leur région et étaient déçus. Il est maintenant temps de commencer à chercher des candidats plus forts pour la prochaine fois…

Nous ne savons pas encore combien de Canadiens ont choisi de soutenir leur candidat local du PHC, mais nous avons entendu beaucoup de gens qui étaient enthousiastes à l’idée de pouvoir voter pour le PHC. Certains pour la première fois!

Avec notre liste de 51 candidats de Terre-Neuve à la Colombie-Britannique, le PHC a franchi une nouvelle étape : nous avons eu plus de candidats que jamais en Alberta, nous avons eu un nombre important de candidats plus jeunes et plus de la moitié du Manitoba a pu voter pour le PHC!

En outre, plus du tiers des candidats du PHC étaient des femmes et ont pu s’opposer aux fausses idées selon lesquelles les femmes étaient favorables à l’avortement. Ce sont tous des pas dans la bonne direction, et il vaut mieux aller dans la bonne direction, même lentement, que dans n’importe quelle autre direction!

Alors, prenez courage : bien que la situation politique du Canada en matière de choix des électeurs semble se dégrader, le Canada reste toujours dans les mains de Dieu. Que Dieu nous fortifie pendant que nous continuons à travailler pour notre pays, en défendant ses intérêts, que ce travail soit reconnu ou non. Au temps de Dieu, nous récolterons les fruits de notre labeur si nous ne perdons pas courage!

Si vous n’êtes pas déjà membre, nous avons besoin de vous pour les prochaines élections. Rejoignez aujourd’hui!



Download PDF Version

Share to Gab

Other Commentary by Peter Vogel: