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Dissonance cognitive sur les mesures de sauvetage

March 31, 2020 | Auteure: Peter Vogel   |   Le volume: 27    Le numéro: 13   |   Share: Gab | Facebook | Twitter   

Jusqu’à présent, COVID-19 a tué au moins 39 personnes au Canada. Si l’on peut supposer les mêmes taux qu’en 2018 (PDF), l’avortement a tué bien plus de 200 *. Pas seulement ce mois-ci, ni même cette semaine; plus de 200 chaque jour.

Combien de décès sont acceptables? En ce qui concerne le traitement de COVID-19, il existe une réponse forte et unificatrice; si chacun fait sa part, il y aura beaucoup moins de chances que les autres et nous-mêmes contractent le virus. Moins de vies seront perdues, et c’est ce que nous voulons.

Si nous sacrifions tous un peu, de nombreuses vies pourraient être sauvées!

Quel noble sentiment que nous devons appliquer non seulement à la propagation d’un virus, mais à d’autres problèmes de notre société. Si chacun sacrifiait un peu plus pour les personnes vulnérables, combien de leurs vies seraient améliorées et sauvées du désespoir et du suicide? Si chacun sacrifiait un peu, combien de bébés seraient sauvés de l’avortement?

Oh, maintenant n’allons pas trop loin! L’avortement est une question distincte, un droit et une nécessité, disent certains. C’est là que la dissonance cognitive devient apparente; d’une part, les gouvernements du monde entier prennent des mesures extrêmes pour sauver des vies, tout en augmentant l’accès aux avortements.

Comme on dit, vous ne pouviez pas écrire ce genre de choses. Au milieu de cette pandémie, le Parlement néo-zélandais a pensé que l’adoption d’une nouvelle loi pour consacrer le droit à l’avortement pendant les neuf mois de grossesse serait une bonne chose à faire. Quel genre de personne (sans parler d’un groupe de personnes) peut saluer l’idée de sauver des vies, puis aller voter pour leur permettre d’être prises à leur stade le plus vulnérable pour une raison quelconque?

Prenons cela un peu plus près de chez nous; certains États des États-Unis ont fermé des cliniques d’avortement pendant cette pandémie, et c’est bon pour eux, mais combien de temps cela durera-t-il s’ils ne le font que pour des raisons économiques ou pandémiques?

Au Canada, en revanche, où de nombreuses provinces ont ordonné la fermeture de services et d’entreprises non essentiels, nous n’avons pas de fermeture de cliniques d’avortement. C’est vrai, alors que nos hôpitaux et nos travailleurs de la santé sont à bout de souffle et que nos déficits budgétaires provinciaux et fédéral montent en flèche, nous avons en quelque sorte encore de la main-d’œuvre et des ressources à consacrer aux avortements!

Quel genre de société considère que tuer des bébés est un «service essentiel» même si d’autres services sont fermés pour sauver des vies? Une société avec un cas sévère de dissonance cognitive!

La dissonance cognitive est lorsque les croyances, les mots et les actions professés d’une personne sont en désaccord les uns avec les autres; par exemple, une personne qui donne des conférences sur le besoin de plus d’honnêteté dans les interactions humaines, puis qui trompe son (sa) conjoint (e).

Les gouvernements du Canada nous ont enseigné le besoin de plus de soins et de sécurité dans nos interactions, le maintien de la distance sociale, etc. Cependant, ils ne font rien pour réduire le risque de transmission en réduisant l’avortement (ce qui n’est ni une nécessité médicale ni un droit garanti par la Charte). Il y a un risque évident qu’un praticien (je ne veux pas utiliser le mot docteur) transmette COVID-19 à une femme (ou vice versa) lors d’un avortement chirurgical. Et cela sans tenir compte de la vie de l’enfant à naître.

À des fins pratiques (et c’est quelque peu morbide), l’euthanasie devrait également être découragée à l’heure actuelle en raison de la possibilité de surcharger les salons funéraires, etc. en période de pandémie. Avons-nous remarqué que les gouvernements en tenaient compte et décourageaient la pratique actuelle de «l’aide médicale à mourir»? Non, nous n’avons pas. C’est en fait le contraire. Dans certaines juridictions, la distance sociale est prise au sérieux et les médecins n’examinent pas les patients, mais prescrivent plutôt des médicaments de fin de vie par téléphone.

Nous avons besoin de tout le personnel médical engagé dans la bataille contre COVID-19. Consacrer du temps et des ressources médicales limitées pour mettre fin à des vies est irresponsable et immoral.

Les Canadiens pro-vie doivent rappeler à nos gouvernements que nous respectons et apprécions toute vie; c’est pourquoi nous sommes préoccupés par la pandémie, et c’est pourquoi nous sommes préoccupés par l’avortement et par l’aide médicale à mourir. Nous sommes cohérents. Nos paroles, nos croyances et nos actions ne sont pas en contradiction les unes avec les autres, bien qu’il y ait toujours place à l’amélioration dans la façon dont nous appliquons nos croyances à nos actions.

Si vous partagez notre préoccupation, voici une action que vous pouvez entreprendre: contactez votre député local (fédéral, provincial ou les deux) et remerciez-le de sa préoccupation au sujet de la pandémie; demandez-leur ensuite de prendre en compte la valeur de la vie - non seulement par rapport à COVID-19, mais aussi par rapport à la vie des enfants à naître et de ceux qui envisagent le suicide médicalement assisté.

Vous pouvez également signer cette pétition rappelant à nos premiers ministres provinciaux que la grossesse n’est pas une maladie!

Le PHC continue d’être le parti qui défend la valeur de la vie - avant, pendant et après une pandémie. Si vous pensez que cette perspective est importante pour le Canada, veuillez-vous impliquer dans le PHC.

* Remarque: Ce nombre d’avortements quotidiens n’inclut pas les avortements d’origine pharmaceutique qui ont lieu à l’extérieur d’un hôpital ou d’une clinique.



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