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Conscience, Moralité et Liberté

mar. novembre 12, 2019 | Auteure: Peter Vogel   |   Le volume: 26    Le numéro: 45

Devriez-vous aller à l’encontre de votre conscience pour faire votre travail? Si la réponse est « choisissez un autre emploi si vous avez des problèmes de conscience ». Cette réponse pourrait être suffisante pour certains, mais ce n’est pas une réponse responsable étant donné certains faits sur le terrain.

À l’heure actuelle, si une personne ayant une objection morale en ce qui concerne l’euthanasie décidait de devenir médecin et d’exercer en Ontario, il ou elle devrait sérieusement réfléchir aux conséquences à long terme. Les médecins d’Ontario doivent donner une référence efficace pour les procédures qu’ils ne peuvent ou ne veulent pas suivre. Par exemple, si l’un de ses patients demande à être euthanasié, le médecin est légalement tenu de le renvoyer à un autre médecin qui l’euthanasie (si certaines conditions sont remplies). Cela signifie que le médecin ayant l’objection morale devient complice d’une procédure à laquelle il est opposé. Cette situation décourage certaines personnes de devenir médecins. Cela signifie également que ceux qui étaient déjà médecins ont vu les règles changer, bien que leur sens moral ne l’ait pas été.

C’est la mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle est qu’il y a un mouvement en Alberta pour inverser la tendance. Dan Williams, un « député d’arrière-ban », a présenté un projet de loi émanant d’un député (projet de loi n° 207 PDF) visant à protéger le droit de conscience des médecins en leur permettant de refuser de participer à des procédures pour lesquelles ils ont une objection morale.

Ce projet de loi fait déjà face à une opposition sérieuse dans les médias; le « droit d’accès» s’oppose à la liberté de conscience que devraient posséder les médecins.

Pensons à la situation dans son ensemble pendant un instant; les procédures médicales ne sont pas comme les fast-foods où vous pouvez commander un hamburger sans viande, ou sans brioche, ou comme vous le souhaitez. Les médecins traitent avec de vraies personnes et ont l’obligation de répondre aux besoins à long terme des patients, et pas seulement à leurs souhaits immédiats. Par exemple, une personne qui ressent une douleur atroce après une blessure peut demander à être tuée pour être « épargnée de la douleur atroce », mais un médecin ne doit pas le faire. Ils ont le devoir de soigner et préserver la vie.

Nous venons de nous rappeler les sacrifices consentis par nos forces armées pour préserver notre liberté. Rappelons-nous également qu’au Canada, ceux qui s’opposaient consciemment à tuer, même en guerre, avaient un rôle à jouer. Ils ont toujours servi leur pays dans divers rôles non liés au combat et non militaires. Cet exemple tiré de notre histoire devrait sûrement amener certains à voir que l’objection de conscience est une liberté importante au Canada.

N’ayons pas à dire dans quelques années : « Ils sont d’abord venus chercher les médecins (et autres personnels médicaux), mais je n’étais pas médecin, alors je ne me suis pas exprimé, puis ils sont venus… » Voici le moment d’agir. Parlez pour les droits des médecins. Dénoncez les procédures médicales moralement répugnantes telles que l’assistance au suicide et l’avortement qui créent cette situation au premier plan.

Appelez également vos concitoyens (et les politiciens) à soutenir la réintégration du serment d’Hippocrate, qui affirmait : « Je ne donnerai jamais un médicament mortel à quiconque l’aurait demandé, ni ne ferai de suggestion à cet effet. De même, je ne donnerai pas à une femme un remède pour avorter. Dans la pureté et la sainteté, je garderai ma vie et mon profession. »

Nous ne sommes pas seulement contre ce qui ne va pas, nous sommes pour ce qui est bon, et la liberté de conscience est une liberté bonne et nécessaire. Priez pour que l’Alberta montre la voie avec une législation complète sur la protection de la conscience et que davantage de provinces suivent (Remarque : Le Manitoba a déjà mis en place des protections pour le personnel médical qui refuse de se soumettre à l’euthanasie mais ne dispose pas de protections similaires en ce qui concerne l’avortement). Des vies seront sauvées et les Canadiens scrupuleux pourront à nouveau accéder à la profession médicale sans crainte.

Quel autre parti politique fédéral au Canada défend la liberté de conscience? Si vous croyez que cette liberté est importante, adhérez au PHC et impliquez-vous pour le bien du Canada!



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