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Les tribunaux, les communes et la culture de la mort

mar. novembre 17, 2020 | Auteure: Rod Taylor   |   Le volume: 27    Le numéro: 46

Le vendredi 13 novembre 2020, la Cour d’appel de la Colombie-Britannique s’est prononcée contre le conseil d’administration de la société de soins palliatifs Delta. La société de soins palliatifs Delta s’est battu pour établir et conserver le droit de refuser l’adhésion dans la société où les candidats font la promotion de l’euthanasie et ont l’intention de forcer l’hospice Irene Thomas, géré par la société de soins palliatifs Delta, à fournir l’aide médicale à mourir (AMM). Le président de la société de soins palliatifs Delta et le conseil d’administration livrent une bataille juridique depuis environ un an pour empêcher la prise de contrôle de la société de soins palliatifs par des centaines d’activistes pro-Aide médicale à mourir qui tentent de garantir que chaque hospice de la Colombie-Britannique participe au suicide assisté par un médecin.

Le gouvernement néo-démocrate de la Colombie-Britannique et son ministre de la Santé, Adrian Dix, ont joué un rôle actif en cherchant à faire pression sur la société de soins palliatifs Delta afin que l’AMM ait lieu dans son établissement de 10 lits à Delta, en Colombie-Britannique. Angelina Ireland et le conseil actuel ont toujours maintenu la position selon laquelle, depuis la fondation de la Société, l’accent a toujours été mis sur la prestation de soins palliatifs de haute qualité, ce qui fait cruellement défaut au Canada. Il semble que certaines provinces poussent l’euthanasie comme mesure de réduction des coûts et espèrent la mettre en gage auprès du public sous le nom de «mort dans la dignité», la description euphémique donnée par ses partisans.

M. Dix a menacé de retirer le financement de l’hospice Irene Thomas et même de reprendre l’installation si la société de soins palliatifs Delta ne coopère pas. L’établissement de classe mondiale de plusieurs millions de dollars a été construit grâce à des dons privés, bien qu’il fonctionne avec un financement public partiel. Le conseil est si passionné par la protection du caractère sacré de la vie qu’il a proposé de réduire considérablement le montant du financement qu’il reçoit, mais cette offre a été rejetée d’emblée; seule la pleine participation à l’AMM est acceptable pour M. Dix.

Mme Ireland souligne que l’AMM est facilement disponible «juste une minute sur la route» à l’hôpital Delta. Elle se demande pourquoi le gouvernement est si déterminé à forcer la société de soins palliatifs Delta à fournir l’AMM alors que cela va à l’encontre des valeurs et des objectifs de la Société et que cela changerait la nature même des soins aux patients. Elle et le conseil d’administration de la société de soins palliatifs Delta prévoient de poursuivre le combat pour protéger l’intégrité de l’hospice et la sainteté et la dignité de ceux qui viennent dans leur établissement pour le confort à une époque de déclin physique. Vous pouvez regarder l’explication détaillée de la situation par Mme Ireland dans ce vidéoclip de sa présentation à l’Assemblée Générale Annuelle du PHC-BC à Abbotsford le 12 septembre 2020.

Partout au pays, le premier ministre et tout son caucus, ainsi que tous les députés néo-démocrates, tous les députés du Bloc et tous les députés verts, viennent de voter en faveur du projet de loi C-7 à l’étape de la deuxième lecture. C-7 est le projet de loi ressuscité visant à faciliter la mise à mort plus rapide d’un plus grand nombre de personnes âgées en vertu de la législation sur l’AMM. Il convient de noter que lorsque les libéraux de M. Trudeau ont adopté l’AMM en 2016, il y avait une disposition prévoyant un examen après cinq ans. Ils ne pouvaient pas attendre cinq ans pour essayer d’étendre la portée de cette législation pernicieuse. En 2016, on nous a assuré qu’il y avait des «garde-fous» en place pour empêcher les personnes vulnérables de mettre fin prématurément à leur vie. Nous ne les avons pas crus alors et avec raison. Le C-7 élimine maintenant les quelques barrières qui auraient pu exister. Si le C-7 passe la 3e lecture, il supprimera l’exigence selon laquelle la mort d’une personne doit être «imminemment prévisible», il supprimera la protection contre l’euthanasie administrée pour maladie mentale, il supprimera la période d’attente de dix jours et permettra l’injection létale d’une personne incapable de donner son consentement éclairé le jour où elle est administrée.

Le C-7 est un autre exemple du déclin de la conscience et des normes morales dans la loi canadienne. C’est aussi un autre exemple de droit «établi par un juge», car il a été initié par une décision de justice, tout comme la législation originale sur l’AMM a été élaborée après que la Cour suprême a décidé en 2015 que les lois contre l’euthanasie et le suicide assisté étaient en conflit avec la Charte.

Alors que les politiciens aiment blâmer les tribunaux pour leurs décisions anti-vie, il est clairement de la responsabilité des députés et des membres des assemblées législatives d’adopter des lois protégeant la vie au nom de leurs électeurs. Ils ne devraient approuver que les juges ayant des valeurs morales élevées et qui ont un respect pour le préambule de la Charte qui jette les bases pour comprendre les droits et libertés dont il parle: «Le Canada a été fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit ».

Pour rejoindre le PHC et nous aider à défendre la vie, la liberté et les valeurs morales bibliques, visitez-nous ici. Contactez votre député et dites-lui de voter contre le projet de loi C-7.



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