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Les partis politiques à nouveau dans l’assiette au beurre: achetant votre vote avec votre argent

mar. juin 2, 2020 | Auteure: Rod Taylor   |   Le volume: 27    Le numéro: 22

Encore une autre démonstration du comportement égoïste des partis avec des députés à la Chambre. Quatre partis politiques fédéraux - les libéraux, les conservateurs, les néo-démocrates et les verts - s’aident eux-mêmes en dépensant encore plus l’argent des contribuables. . . tandis que les contribuables mêmes qu’ils prétendent représenter doivent se serrer la ceinture.

Ces quatre partis reçoivent déjà une quantité importante de publicité gratuite des médias, ont déjà des sièges au Parlement et reçoivent déjà des millions de dollars de subventions des contribuables pour promouvoir leurs candidats et la marque de leur parti. Et maintenant, ils s’attendent à ce que le contribuable assiégé assume 75% de ses coûts salariaux! Jusqu’à présent, le Bloc, le seul autre parti à avoir des députés à la Chambre, a résisté à la tentation de mettre ses dépenses de personnel sur les deniers publics et nous reconnaissons leur retenue. Les libéraux ont environ 100 employés à temps plein entre les élections, les conservateurs environ 60 et le NPD environ 30. Ils ne travaillent pas pour vous; ils travaillent pour les partis, mais vous les payez pour. En revanche, le PHC compte 4 employés à temps plein, très peu de couverture médiatique, aucun siège au Parlement et ne bénéficie d’aucune remise financée par les contribuables.

Il ne fait aucun doute que les contributions régulières des grands partis ont baissé en raison de la pandémie. Il en va de même pour les dons de bienfaisance de nombreux organismes sans but lucratif. Nous comprenons; des millions de Canadiens ont dû faire face à des mises à pied, à des revenus réduits ou à des fermetures d’entreprises. Ce n’est pas une période facile pour une organisation qui dépend de dons volontaires. Mais cela ne justifie pas de prendre plus d’argent aux contribuables et futurs contribuables!

Chaque dollar distribué par le gouvernement ajoute à notre dette nationale; au rythme des dépenses actuelles, nos petits-enfants paieront - dans des décennies - les déboursements somptueux d’aujourd’hui, y compris cet argent lié au COVID dépensé pour les partis politiques les plus puissants du Canada.

La justification, bien sûr, de l’acceptation de la subvention salariale de 75% en ce moment est la protection des emplois et des revenus familiaux des employés dans de nombreux secteurs de la société, y compris les employés des partis politiques. Cela peut sembler être justifié pour des raisons de compassion, cependant, lorsque nous examinons les avantages déjà reçus par les grands partis et les fonds des contribuables qui leur sont déjà versés, on se demande si ces partis auraient pu gérer sans puiser dans les fonds publics.

Voyons ces avantages:

  1. Remboursements: les grands partis (ceux et seulement ceux qui reçoivent plus de 10% des voix à une élection générale), reçoivent un remboursement de 50% pour chaque dollar dépensé lors des élections. Les chiffres pour 2019 ne sont pas encore disponibles, mais après les élections générales de 2015, le Parti conservateur a reçu 20 935 787 $ en remboursement, les libéraux 21 559 484 $, le NPD 14 870 600 $ et les Verts 1 954 012 $. En outre, chaque candidat s’étant présenté pour ces partis a reçu un montant équivalent à 60% du montant dépensé pour sa campagne, pour autant que le candidat ait obtenu au moins 10% des voix. Ces millions de dollars pourraient couvrir beaucoup de salaires. Les grands partis recevront une autre manne cette année, dès que les rapports de 2019 auront été traités. Le PHC et les autres partis qui n’ont pas encore obtenu 10% des voix ne bénéficient pas de cet arrangement; il semble conçu pour aider uniquement les partis au pouvoir.
  2. Crédits d’impôt: Tous les partis bénéficient des généreux crédits d’impôt (jusqu’à 75%) accordés aux donateurs. Il s’agit d’un avantage indirect pour les partis, car il permet aux donateurs de donner plus que ce qu’ils pourraient autrement se permettre, et c’est un coût direct pour les contribuables.
  3. Privilèges de bureau pour les députés en exercice: Bien que les députés soient censés maintenir leurs activités partisanes distinctes de leurs fonctions parlementaires, les avantages de la période d’exercice pour la réélection sont nombreux. Avoir du personnel de bureau pour répondre au téléphone et servir les électeurs, effectuer des recherches, etc. est un grand avantage. La préparation, l’impression et la distribution de dépliants du député, affichant souvent le logo du parti - le tout aux frais du contribuable - gardent certainement le profil d’un député en exercice et de son parti sous les yeux du public.
  4. Médias financés par les contribuables: Plus particulièrement, la CBC diffuse des reportages et des entrevues avec d’éminents députés et chefs de partis et garde leurs noms et visages au premier plan, même entre les élections. Leur faible couverture des candidats et des politiques des partis non encore représentés à la Chambre est peut-être le plus grand obstacle à une percée électorale pour les petits partis. Pourtant, la CBC est payée par tous les contribuables, y compris ceux qui ont des opinions politiques contraires à celles des grands partis. Notre premier ministre actuel a augmenté la mise à cet égard en versant 595 millions de dollars supplémentaires à un groupe sélectionné de médias qui appuient les politiques et les idées des libéraux. Ceux qui ne sont pas d’accord ne reçoivent pas l’argent. Cela rappelle la Pravda et la censure de la pensée politique dans d’autres dictatures historiques.
  5. Augmentations de salaire pour les députés: Bien que les augmentations de salaire pour les députés ne bénéficient pas directement aux partis qu’ils représentent, elles vident certainement le portefeuille du contribuable et incitent les députés en exercice à se soumettre docilement aux demandes de leurs chefs de parti. Cette année, les députés ont reçu une augmentation salariale automatique de 2%, augmentant leur salaire annuel déjà généreux de 178 900 $ par 2 800 $! Les avantages de bureau, les frais de voyage et autres gonflent l’enveloppe. Alors que certains députés ont promis de faire don de l’augmentation de cette année à un organisme de bienfaisance lié à COVID, je n’ai entendu aucun député parler de ramener les salaires à quelque chose de plus conforme au salaire moyen national.
  6. Certains politiciens (principalement des libéraux) veulent maintenant ressusciter la hideuse subvention par vote, qui a finalement été éliminée par le gouvernement Harper en 2015. Ils disent que leurs efforts de collecte de fonds ont été entravés par COVID-19 et les difficultés financières que nombreux de leurs supporters connaissent. Mais ils sont parfaitement disposés à prendre de l’argent des contribuables sans demander - et cela inclut les contribuables qui ne voteraient jamais pour eux! L’aspect particulièrement néfaste de la subvention par vote est qu’il s’agit d’une subvention rétrospective qui récompense (ou punit) les partis pendant quatre ans, en fonction de leurs résultats électoraux lors des élections précédentes. Encore une fois, les petits partis et les candidats qui ont peut-être travaillé tout aussi dur et dépensé une grande partie de leur propre argent ne reçoivent aucun avantage s’ils n’atteignent pas le seuil de vote arbitraire.

Les politiciens de gauche préfèrent le financement des contribuables aux contributions de donateurs volontaires. Ils estiment que «beaucoup d’argent» pourrait influencer les politiciens. Ils parlent de retirer «beaucoup d’argent» de la politique; pourquoi ne pas couper leurs somptueux budgets? Au lieu de cela, ils utilisent «beaucoup argent» qu’ils retirent des contribuables peu méfiants et peu disposés pour acheter l’opinion publique - soutenu par la publicité gratuite qu’ils reçoivent des médias achetés et payés par les mêmes contribuables.

Le Parti de l’Héritage Chrétien veut juste des règles de jeu équitables où chaque parti et chaque candidat peuvent présenter des idées et des politiques selon leur propre mérite, où la couverture médiatique est équitable et où les résultats des élections ne sont pas déterminés par le contrôle gouvernemental de l’argent des contribuables. Pour nous rejoindre, visitez www.chp.ca/fr.



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