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Commentary

Un déficit de cinquante ans pour les Canadiens !?

Tue, August 03, 2021   |   Author: Peter Vogel   |   Volume 28    Issue 31 | Share: Gab | Facebook | Twitter   

Ne serait-il pas bien d’avoir un plan pour désendetter complètement le Canada d’ici 2070? Que diriez-vous, à la place, d’augmenter la dette chaque année jusque-là ? Le deuxième scénario est le plus probable, et ce n’est pas joli.

Les déficits sont devenus la norme pour notre gouvernement fédéral, mais aussi pour nos gouvernements provinciaux. Ce n’est pas une bonne pratique, et c’est de pire en pire ….

Selon un article récent de Jesse Snyder dans le National Post : « Le gouvernement fédéral pourrait enregistrer des déficits budgétaires jusqu’en 2070 si les plans de dépenses actuels ne sont pas modifiés, selon les estimations du directeur parlementaire du budget. » Pour beaucoup d’entre nous, cela signifierait qu’il n’y aurait pas de retour à l’équilibre budgétaire de notre vivant!

L’Institut CD Howe compare cela à « lancer les dés » (PDF) sur l’avenir du Canada. Leur “. . . le scénario de référence montre que le fardeau de la dette fédérale suit une tendance à la hausse à long terme, le ratio d’endettement atteignant 60 % d’ici 2055. À l’échelle nationale, en tenant compte des gouvernements provinciaux, le ratio d’endettement net combiné fédéral/provincial pourrait atteindre plus de 140 % (c’est moi qui souligne) sous notre scénario de référence, et près de 100 % même dans le scénario budgétaire le plus favorable. À ce titre, les récents budgets fédéraux et provinciaux reviennent à « lancer les dés » sur l’avenir du Canada. »

L’Institut CD Howe sonne l’avertissement, et ce ne sont pas des alarmistes. La Fédération canadienne des contribuables, qui nous met régulièrement en garde contre la dette et le déficit croissants du Canada, dit la même chose : « Accumuler des milliards de dollars de dettes et d’intérêts n’est pas acceptable, et c’est pourquoi nous devons voir les politiciens fédéraux commencer à prendre les déficits au sérieux », a déclaré Franco Terrazzano, directeur fédéral de la FCF.

Alors, est-ce que des politiciens fédéraux prennent le déficit au sérieux ? Certainement pas le Premier Ministre; il est heureux de taxer et de dépenser à n’importe quel niveau possible afin d’obtenir plus de votes. Mais qu’en est-il de l’opposition officielle ? Alors qu’il y a quelques « faucons fiscaux » dans les rangs du caucus conservateur, leur chef Erin O’Toole ne fait pas preuve du leadership nécessaire ou attendu : « Entre le dépôt du budget fédéral en avril et la fin de la séance parlementaire en juin, le conservateur Erin O’Toole a posé des dizaines de questions à la Chambre des communes et prononcé des milliers de mots. Aucun de ces mots n’était “déficit.”

S’il y a une question « sûre » sur laquelle critiquer le gouvernement libéral, ce devrait être ses dépenses inconsidérées et son déficit croissant; le fait qu’Erin O’Toole ne leur rappelle pas cela à chaque occasion est assez inquiétant. N’est-il pas non plus soucieux d’équilibrer les comptes? Pour sa défense, de nombreux Canadiens semblent avoir oublié ou devenus insensibles à l’ensemble de la question, même si c’est toujours la question numéro quatre dans les sondages récents.

Les Canadiens devraient être assez intelligents pour voir à travers cela, mais on ne le leur rappelle pas très souvent. Le gouvernement utilise une stratégie superficielle et immorale consistant à emprunter et à dépenser comme des fous pour que tout le monde sente que tout va bien, pour essayer d’être réélu avec une majorité et pour s’inquiéter des détails plus tard. Beaucoup plus tard.

Le déficit actuel est estimé à environ 354 milliards de dollars pour 2020-2021 ; c’est 354 milliards de dollars qui s’ajoutent à notre dette en un an ! En passant, la dette fédérale du Canada dépasse maintenant un billion de dollars; c’est mille milliards. Il est assez grand pour être incompréhensible pour la personne moyenne.

La difficulté à long terme de ce scénario est que la moindre hausse des taux d’intérêt posera des problèmes ; comme l’avertit l’étude de l’institut CD Howe citée plus haut : « . . . l’importance de la charge de la dette est elle-même un facteur de risque en raison de son influence sur l’évolution des taux d’intérêt. Les pays très endettés connaissent des hausses de taux d’intérêt plus importantes en réponse aux changements inattendus des conditions économiques et de la volatilité. »

Alors que les économies traversent actuellement une période quelque peu difficile, les taux d’intérêt sont toujours bas et le plein effet de la frénésie d’emprunt de notre gouvernement ne se fait pas pleinement sentir. Mais il faut rappeler aux Canadiens que ce n’est pas parce que cela ne semble pas être un problème aujourd’hui que cela est moralement acceptable ou viable à long terme.

Le gouvernement du Canada ne devrait pas continuer à emprunter et à accumuler des déficits, même si le « ciel ne s’est pas encore effondré », car il est mal d’ajouter à une dette qui ne commencera pas à être remboursée du vivant de la plupart de ceux qui l’empilent. Laisser une dette à la prochaine génération est déjà mauvais, leur laisser un déficit incontrôlable est déraisonnable.

Tous les choix sont moraux à leur racine. Le PHC continue de rappeler aux Canadiens la nécessité de fonder leurs décisions sur la moralité biblique. Si vous pensez que cette « conscience » doit être entendue, veuillez soutenir le PHC et rejoindre nos membres.



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