Contact us now: Phone: +111111111

CHP

Commentary

Le coût élevé de l’argent gratuit

Tue, March 22, 2022   |   Author: Rod Taylor   |   Volume 29    Issue 12 | Share: Gab | Facebook | Twitter   

Ils disent que l’argent ne pousse pas sur les arbres. Mais peut-être que oui ! Certains politiciens fédéraux bien payés pensent apparemment que des sommes illimitées peuvent être obtenues par un vœu pieux (sans travail) et ils ont rédigé - non pas un mais deux - projets de loi pour faire de ce rêve éveillé une réalité.

La sénatrice canadienne Kim Pate a déposé le projet de loi S-233, et son homologue à la Chambre des communes, la députée Leah Gazan, a présenté un projet de loi identique, le C-223 ; ces deux projets de loi demandent « un cadre national pour la mise en œuvre d’un programme de revenu de base garanti à travers le Canada. »

Pourquoi cela devrait-il nous concerner ? Ne voulons-nous pas que tous les Canadiens aient les nécessités de la vie : un toit au-dessus de leur tête, la capacité de nourrir leur famille et d’être à l’abri des ravages de la pauvreté? Bien sûr, nous le voulons; quel est donc le problème?

Le problème est qu’un revenu universel de base (RUB) fourni par des contribuables qui travaillent dur à d’autres Canadiens qui n’ont aucune incitation à utiliser un réveil, à mettre leurs bottes le matin et à faire face aux réparations automobiles, à la circulation aux heures de pointe, des patrons grincheux, des collègues grincheux ou des clients exigeants. . . ne fonctionnera tout simplement pas. Il est extrêmement injuste de prendre ce pour quoi une personne transpire et de le donner à quelqu’un qui ne veut pas travailler pour cela. Les Canadiens qui travaillent maintenant très fort pour obtenir ou conserver un bon emploi seront bientôt tentés d’échanger leur éthique du travail contre un tour gratuit. Ce n’est pas une diatribe contre ceux qui ont connu des moments difficiles et qui peuvent avoir besoin d’un soulagement temporaire ; c’est simplement une reconnaissance de la nature humaine fondamentale. De bonnes habitudes doivent être développées; les mauvaises habitudes viennent naturellement.

Le Canada a été et continue d’être une terre d’opportunités. Il est vrai qu’au cours des deux dernières années, de nombreux travailleurs canadiens ont été exclus du lieu de travail en raison d’édits et de restrictions gouvernementaux intrusifs et contre-productifs. Des entreprises ont été perdues à jamais et des travailleurs consciencieux et expérimentés des secteurs de la santé, des services et de l’application de la loi ont été privés, non seulement de leur emploi régulier, mais même des prestations d’assurance-emploi auxquelles ils avaient droit et auxquelles ils étaient obligés de cotiser.

Les gouvernements ont causé la perte de nombreux emplois et l’effondrement de nombreuses entreprises. Ils ont la responsabilité de fournir une aide à ceux qui sont directement touchés par ces décisions; mais les paiements PCU aux particuliers et les subventions somptueuses aux municipalités, entreprises et organisations ont créé un fardeau économique pour les contribuables pour les générations à venir.

L’idée que le gouvernement peut simplement créer et distribuer de la richesse en adoptant un projet de loi est manifestement absurde. Les salaires réels gagnés par les employés et les propriétaires d’entreprise qui travaillent dur sont le résultat de la production de quelque chose d’utile. . . quelques pommes de terre peut-être ou un vêtement. Mais l’argent pris des mains des Canadiens productifs et donné aux indolents ne produit aucun avantage pour notre économie; cela ne fait qu’alourdir la dette des générations futures.

Il y a plusieurs idées fausses flagrantes dans ces projets de loi au libellé identique, S-233 et C-223:

  • Ils ne proposent aucune méthode cohérente par laquelle le gouvernement pourrait financer un tel programme ; il n’y a pas non plus de coût estimé. Ces projets de loi demandent simplement au ministre des Finances de « développer un cadre national pour la mise en œuvre d’un programme de revenu de base garanti partout au Canada pour toute personne de plus de 17 ans, y compris les travailleurs temporaires, les résidents permanents et les demandeurs d’asile. »

Remarque : La plupart des jeunes de 17 ans sont encore à l’école et vivent avec leurs parents. Un « travailleur temporaire » — par définition — doit, au Canada, travailler et combler un besoin de l’économie canadienne qu’aucun Canadien n’est en mesure de combler. L’idée que l’État devrait siphonner les impôts des poches des contribuables pour faire des jeunes et des “travailleurs temporaires” des non-travailleurs permanents est tellement bizarre qu’on se demande comment ses partisans n’ont pas été gênés de la présenter.

  • Partie 3.c. du projet de loi S-233 stipule que le cadre doit « garantir que la participation à l’éducation, à la formation ou au marché du travail n’est pas requise pour avoir droit à un revenu de base garanti ». En d’autres termes, il n’y aurait aucune exigence ou attente selon laquelle toute personne recevant ce « revenu de base garanti » devrait un jour travailler, se former ou chercher un emploi pour être admissible. Maintenant, j’admets qu’il y a beaucoup de problèmes avec notre système actuel de soi-disant « assurance-emploi ». Mais supprimer toutes les garanties contre les abus et simplement accorder des avantages économiques illimités à perpétuité sans aucune attente implicite d’effort ou de contribution à l’économie canadienne est incroyable.

Dans mon titre, j’ai fait référence au “coût élevé de l’argent gratuit”. Qu’est-ce que je voulais dire par là ? Premièrement, que les dépenses excessives du gouvernement fédéral (et ce gouvernement libéral actuel les dépasse tous à cet égard) ont augmenté la dette fédérale à un tel niveau qu’ils ne promettent même plus d’équilibrer le budget avant 2070 ; nos députés actuels seront partis depuis longtemps. Ils se sont accordés deux augmentations pendant cette pandémie et gagnent maintenant 186 200 $ par an. Il leur est facile de promettre de l’argent gratuit pour tout le monde. Ils augmenteront simplement les impôts ou emprunteront davantage. . . parce que les budgets ne « s’équilibrent pas. »

Entre-temps, pour le travailleur canadien moyen et pour ceux qui ne sont pas encore nés, nous aurons du mal à payer les intérêts et le capital de la dette nationale qui monte en flèche (ainsi que l’inflation, les taxes sur le carbone) et, si le projet de loi S-233 est adopté, le « revenu de base garantie. »

Aujourd’hui, la dette fédérale du Canada est déjà proche de 1,2 billion de dollars, soit près du double des 628,91 milliards de dollars qu’elle était en 2015, l’année où Justin Trudeau est devenu Premier Ministre. L’Horloge de la dette des contribuables canadiens montre que notre gouvernement emprunte maintenant 391 millions de dollars supplémentaires chaque jour! Aux taux d’intérêt bas d’aujourd’hui, nous payons actuellement plus de 55 millions de dollars en intérêts seulement . . . chaque jour! D’ici 2026, à moins d’une hausse des taux d’intérêt (?), nous paierons 119 millions de dollars par jour en intérêts quotidiens.

Les projets de loi S-233 et C-223 appartiennent au tas d’ordures. Le PHC propose plutôt des « budgets équilibrés obligatoires. » Les politiciens DOIVENT cesser d’acheter des votes avec l’argent des contribuables. Il est temps de remettre les contribuables canadiens au travail et d’encourager les jeunes et tous les adultes résidents à trouver un emploi et à nous aider à sortir ce pays du déficit et de l’endettement.

Pour protéger les générations futures, rejoignez le PHC du Canada et récompensez l’épargne, l’industrie et la productivité.



Download PDF Version

Share to Gab

Other Commentary by Rod Taylor: