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Commentary

Conflit avec la liberté religieuse

Tue, March 15, 2022   |   Author: David Darwin   |   Volume 29    Issue 11 | Share: Gab | Facebook | Twitter   

Nous avons déjà écrit sur les actions menacées du Premier Ministre concernant les centres de grossesse en situation de crise. Cependant, un aspect important de l’action proposée doit encore être abordé.

Pour résumer, le Premier Ministre a poursuivi sa menace de révoquer le statut d’organisme de bienfaisance de tous les centres de grossesse en situation de crise au Canada. Dans sa lettre de mandat au ministre des Finances en décembre dernier, il a déclaré : « Introduire des modifications à la Loi de l’impôt sur le revenu pour rendre inadmissibles au statut d’organisme de bienfaisance les organisations anti-avortement qui fournissent des conseils malhonnêtes aux femmes enceintes sur leurs droits et leurs options. » Cela visait spécifiquement les centres de grossesse en situation de crise, mais pourrait être utilisé pour affecter un segment plus large des pro-vie ou d’autres communautés au gré du gouvernement.

On pourrait dire qu’il y a peu ou pas de « conseils malhonnêtes » donnés par les « organisations anti-avortement, » mais on peut dire sans risque de se tromper qu’aux yeux de l’actuel Premier Ministre, il n’y a que « sa vérité, » ce qui ne ressemble pas à la vérité.

L’impact total et draconien de cette menace d’action a été souligné dans une communication récente de Juergen Severloh, directeur général du centre de grossesse en situation de crise de Winnipeg. Il a déclaré: « La révocation du statut d’organisme de bienfaisance ne signifie pas seulement qu’un organisme de bienfaisance (le centre de grossesse en situation de crise) ne pourra pas émettre de reçus d’impôt, cela signifie également que TOUS les actifs de l’organisme de bienfaisance doivent être dispersés. Cela signifie que notre bâtiment, nos propriétés et l’argent des dons seront perdus. Tout . . . tout est perdu. Cela est vrai pour notre centre de grossesse en situation de crise et ce sera vrai pour tout organisme de bienfaisance (lire : église ou ministère chrétien) dont le statut a été révoqué. »

Les faits sur ce que ces centres font réellement contredisent le récit mal informé et mensonger du Premier Ministre et de son gouvernement. Severloh rapporte : « Le cœur et l’âme de notre Centre sont les clients que nous servons. En 2020 (nos dernières statistiques), nous avons vu 314 « nouveaux » clients et plus de 1 200 visites de clients au centre ; cela n’inclut pas plusieurs centaines d’appels téléphoniques, de courriels et de SMS de clients. Notre centre a eu le plus grand nombre de rendez-vous avec des clients de « soutien matériel » de tous les centres au Canada ; environ 75 % de nos services consistent à fournir aux clients des vêtements de maternité, des vêtements pour bébés, des couches, du lait maternisé et d’autres biens « matériels ». Nous apprécions profondément et aimons les clients que nous sommes honorés de servir. »

Il poursuit en soulignant : « Le Centre de grossesse en situation de crise de Winnipeg est affilié à notre organisation nationale « Pregnancy Care Canada. » » « Pregnancy Care Canada » veille à ce que les centres affiliés respectent les normes les plus élevées et aient des politiques, des processus et des documents à jour, exacts et véridiques. Toute forme de malhonnêteté saperait la relation avec leurs clients ; rendant inefficace tout service ou soin qu’ils voudraient fournir.

« Pregnancy Care Canada (PCC) » est une association nationale chrétienne de « meilleures pratiques » de centres de grossesse en situation de crise. Depuis 1997, PCC équipe, connecte et habilite les centres de grossesse en situation de crise pour servir efficacement leurs communautés locales. Actuellement, il existe plus de 80 centres affiliés au PCC qui : ont servi (en 2020) 31 717 femmes et hommes, fourni des fournitures matérielles (couches, lait maternisé, vêtements de maternité et de bébé) à 7 015 clients, soutenu 1 624 clients par le biais de programmes parentaux et donné des aides à la perte (fausse couche, mortinaissance, avortement, SMSN) à 624 femmes.

Tout ce merveilleux effort pour soutenir les femmes, les hommes et les familles au Canada, pourtant, le gouvernement souhaite que ces services soient annulés. Que se passe-t-il? Prenons du recul et examinons cette question à la lumière des autres actions des gouvernements au Canada:

  • Le projet de loi C-11, actuellement débattu au Parlement, propose de permettre à un organisme gouvernemental de déterminer ce qui constitue la liberté d’expression et ce qui peut être autorisé sur les médias sociaux. Ne dire que ce que nous sommes autorisés à dire est une violation flagrante de notre droit à la liberté de parole et d’expression.
  • Le mois dernier, le Premier Ministre a invoqué la Loi sur les mesures d’urgence pour faire face à une « minorité marginale aux opinions inacceptables » et a mis fin à une manifestation légale et pacifique à Ottawa par la force brutale, après avoir qualifié les participants de « racistes », de « misogynes » et « d’extrémistes. »
  • Il y a eu, au cours des deux dernières années, et en effet aujourd’hui, des arrestations et des incarcérations (en isolement solitaire) de pasteurs dans tout le pays. Aujourd’hui, un pasteur est en isolement solitaire 23 heures par jour depuis un mois, pour le crime de prédication à Coutts Crossing.
  • Il y a eu la fermeture forcée et la sécurisation des lieux de culte avec des clôtures et des gardes armés parce que les églises se sont engagées à se réunir physiquement pour le culte pendant la pandémie.
  • Le projet de loi C-4 traitant de la « thérapie de conversion » a rendu certains travaux pastoraux illégaux et sujets à des peines de prison et/ou à de lourdes amendes. Il protège le droit d’endoctriner les gens vers des modes de vie alternatifs, mais rend illégal le droit des personnes à demander de l’aide pour quitter les modes de vie alternatifs.
  • La société Delta Hospice a vu ses actifs substantiels confisqués par l’autorité de « Fraser Health » pour ne pas avoir autorisé l’euthanasie sur les résidents de son établissement de soins palliatifs.
  • En 2018, le Programme d’emplois d’été pour étudiants incluait l’obligation de signer une attestation soutenant les « droits reproductifs », c’est-à-dire l’avortement. L’avortement n’est pas un droit légal. Il n’y a pas de loi.

Comme mentionné ci-dessus, les églises sont dans le collimateur du plan de notre Premier Ministre visant à supprimer le statut fiscal d’organisme de bienfaisance de toute organisation pro-vie. Considérez simplement les ramifications financières de toutes les églises pro-vie dépouillées de leurs actifs, bâtiments, biens et dons. Sommes-nous confrontés au règne de la tyrannie, et au socialisme qui en résulte, dans notre pays aujourd’hui à la place d’une démocratie ouverte ? Dans notre société de plus en plus laïque : « l’État est toujours en conflit avec la liberté religieuse. Et plus l’État a de pouvoir, plus il adoptera de lois pour diminuer le rôle de l’Église. » (Erwin Lutzer, Quand une nation oublie Dieu, page 15.)

Ce que nous voyons aujourd’hui suggère un effort concerté et croissant des chefs de gouvernement tyranniques pour faire taire les croyants et leurs communautés religieuses. Le PHC représente la vie, la famille, la liberté. Ce ne sont pas seulement quelques « mots » que le PHC utilise comme outil de marketing, mais ils expriment l’essence des valeurs chrétiennes et bibliques sur lesquelles notre pays a été construit. La défense de ces valeurs essentielles et fondamentales nécessite une adhésion solide et croissante et un soutien financier continu. Nous ne devons pas permettre au Premier Ministre de faire taire le message pro-vie.

Si vous n’êtes pas déjà membre, rejoignez le PHC aujourd’hui et soutenez nos efforts pour défendre la vie et restaurer la culture.



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